Portage salarial 2026 : 45 000 salariés portés et 2,42 Md€ de CA

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Le rapport de branche 2026 du portage salarial chiffre le secteur à 2,42 Md€ de chiffre d’affaires, en hausse de 18 % sur un an. Les données portent sur l’année 2023 et proviennent des déclarations sociales traitées par l’Insee, complétées par un questionnaire adressé aux sociétés de portage sur 2025. Pour les consultants IT, ces chiffres éclairent un choix que beaucoup envisagent entre ESN, portage et statut indépendant.

Le portage salarial 2026 pèse 2,42 Md€ de chiffre d’affaires, environ 45 000 salariés portés (+5 % sur un an) et 574 sociétés de portage, contre 225 en 2015, avec une majorité de cadres en CDI.

Un secteur qui a presque doublé depuis 2020

Dans le portage salarial 2026, le chiffre d’affaires du secteur atteint 2,42 Md€ en 2023, soit +18 % sur un an et +91 % depuis 2020. Le nombre de salariés portés progresse de 5 % sur un an et de 33 % depuis 2020. Freeteam rapporte 45 439 salariés portés. Le Guide ITG, lui, indique que le chiffre exact n’est pas publié et le reconstitue autour de 45 000 par calcul indirect.

Indicateur (données 2023) Valeur Évolution
Chiffre d’affaires du secteur 2,42 Md€ +18 % sur un an, +91 % depuis 2020
Salariés portés Environ 45 000 (45 439 selon Freeteam) +5 % sur un an, +33 % depuis 2020
Sociétés de portage actives 574 225 en 2015
Rémunération annuelle brute moyenne 30 663 € +12 %
Rémunération horaire brute moyenne 40,50 € +6 %
Heures travaillées en moyenne 756 heures +6 %

L’écart entre ces deux sources sur le nombre de salariés portés rappelle qu’une partie des chiffres du secteur est reconstituée. Il vaut mieux les lire comme des ordres de grandeur.

Un profil de plus en plus stable

Le salarié porté est majoritairement un cadre ou une profession intellectuelle supérieure : 83,6 % des effectifs. Sept salariés portés sur dix sont en CDI, contre 49 % en 2017. L’âge moyen est de 45,1 ans, 41 % des salariés portés ont 40 ans ou moins, et les femmes représentent 34 % des effectifs.

La progression du CDI traduit une évolution du modèle. Le portage ne se limite plus à des missions ponctuelles, il sert aussi de cadre stable pour des consultants qui travaillent à temps plein chez un client. Le Guide ITG illustre ce cas par un expert informatique en régie toute l’année, à l’opposé des profils qui travaillent moins de 400 heures par an.

Cette hétérogénéité explique pourquoi la moyenne de 756 heures annuelles, très inférieure à un temps plein, ne décrit pas la situation d’un consultant IT en mission longue. Elle mélange des usages très différents.

Le TJM moyen : une estimation, pas une référence

Le Guide ITG estime le taux journalier moyen autour de 493 €, en hausse de 6 % par rapport à 2022 (467 €) et de 45 % depuis 2016 (environ 340 €). Ce chiffre est reconstitué à partir des données du rapport. Il ne s’agit pas d’un tarif de référence, et il couvre tous les métiers, pas seulement l’informatique.

Pour fixer son propre tarif, un freelance IT doit donc se référer aux grilles par métier et par expérience plutôt qu’à cette moyenne. Notre article sur les marges, TJM et négociation entre freelances IT et ESN détaille les leviers.

Intermission : 67 % des sociétés constatent un allongement

Le questionnaire sur 2025 apporte un signal plus récent : 67 % des sociétés répondantes ont constaté un allongement des périodes d’intermission, c’est-à-dire les périodes sans mission facturée.

Le rapport ne détaille pas ici les causes. Il faut donc éviter les raccourcis : le résultat ne dit pas que le portage serait plus risqué qu’un autre statut, seulement que les sociétés de portage voient les périodes sans mission s’allonger. Pour les salariés en ESN, la comparaison porte sur l’intercontrat en ESN et les droits du consultant sans mission.

L’informatique, très présente chez les sociétés de portage

79 % des sociétés de portage citent les prestations informatiques et l’IA parmi leurs domaines d’activité, devant la gestion de projet (54 %). Attention à la lecture : il s’agit d’une part des sociétés, pas d’une part des salariés portés. Le rapport ne dit pas quelle proportion des 45 000 salariés travaille dans l’informatique.

Ce que ça change pour les freelances IT et les consultants d’ESN

Notre analyse du portage salarial 2026 tient en trois points. Le portage est devenu un secteur installé, avec un nombre de sociétés qui a plus que doublé depuis 2015, ce qui élargit l’offre mais complique le choix. Les consultants qui hésitent entre plusieurs sociétés peuvent s’appuyer sur Comparateur Portage pour confronter les frais de gestion et les services annexes avant de signer.

Ensuite, la stabilité croissante du profil (CDI, cadres, âge moyen de 45 ans) en fait une alternative crédible au CDI d’ESN pour un consultant expérimenté, comme nous l’expliquons dans notre analyse du portage salarial pour consultants IT. Enfin, les freelances qui facturent en direct doivent suivre le calendrier de la facturation électronique pour les freelances IT, que les salariés portés n’ont pas à gérer eux-mêmes.

Les points à retenir

  • Le secteur du portage salarial atteint 2,42 Md€ de chiffre d’affaires en 2023 (+18 % sur un an), pour environ 45 000 salariés portés et 574 sociétés.
  • 83,6 % des salariés portés sont cadres et 70 % sont en CDI, contre 49 % en 2017.
  • Le TJM moyen d’environ 493 € est une estimation reconstituée, pas un tarif de référence.
  • 67 % des sociétés de portage répondantes constatent un allongement des périodes d’intermission.

Sources : Guide du portage (ITG), le TJM moyen des salariés portés frôle les 500 euros ; Freeteam, ce que révèle le nouveau rapport de branche.

Rédaction myESN
Rédaction myESN
La rédaction de myESN décrypte le marché des ESN, du conseil IT, du freelance et du portage salarial.

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