Minima Syntec 2026 : le SMIC rattrape les premiers échelons ETAM

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Les minima de la convention collective Syntec (IDCC 1486) restent en 2026 ceux de l’accord signé le 26 juin 2024, tandis que le SMIC mensuel brut s’établit à 1 867,02 €. Deux positions de la grille ETAM sont donc inférieures au plancher légal, et une troisième ne le dépasse que de quelques euros. Pour les consultants et les ingénieurs d’ESN, le sujet concerne surtout les débuts de carrière et la négociation.

Les minima Syntec 2026 n’ont pas été revalorisés depuis l’accord de 2024 : les positions ETAM 1.1 et 1.2 sont sous le SMIC, qui s’applique alors, et la position 2.1 le dépasse de moins de 8 € par mois.

La grille en vigueur : accord de 2024, effet au 1er janvier 2025

L’accord de salaires a été signé le 26 juin 2024. Il a été étendu par un arrêté du 8 novembre 2024, publié au Journal officiel du 27 novembre 2024, et il s’applique depuis le 1er janvier 2025. Selon la page consultée, aucun nouvel accord de salaires n’existe pour 2026 : les grilles de 2022 ont été annulées et remplacées par ce texte. L’information mérite d’être confirmée sur Légifrance avant toute décision, car le texte officiel fait foi.

Position ETAM (coefficient) Minimum mensuel brut Écart avec le SMIC de 1 867,02 €
1.1 (240) 1 815 € 52,02 € sous le SMIC
1.2 (250) 1 845 € 22,02 € sous le SMIC
2.1 (275) 1 875 € 7,98 € au-dessus
2.2 (310) 1 905 € 37,98 € au-dessus
3.1 (400) 2 185 € 317,98 € au-dessus

Ces montants sont ceux d’une source secondaire, présentés comme indicatifs. Ils concernent un temps plein, et la comparaison avec le SMIC repose sur la base de 151,67 heures par mois.

Le SMIC 2026 : 12,31 € de l’heure

Selon service-public.gouv.fr, le SMIC brut est de 12,31 € de l’heure et de 1 867,02 € par mois en 2026, pour 151,67 heures. La page cite un arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du SMIC. Elle ne précise pas la date exacte d’entrée en vigueur de cette revalorisation, qui n’intervient donc pas nécessairement au 1er janvier.

Quand un minimum conventionnel tombe sous ce plancher, c’est le SMIC qui s’applique. Dans la grille Syntec, cela concerne les positions ETAM 1.1 et 1.2, où l’écart atteint respectivement 52,02 € et 22,02 € par mois. Le minimum « utile » de ces échelons est donc le SMIC lui-même, et la hiérarchie des positions se tasse en bas de grille.

Du côté des cadres, le plancher reste loin

Le phénomène ne touche pas les ingénieurs et cadres. La position 1.1 (coefficient 95) est fixée à 2 135 €, soit environ 14 % au-dessus du SMIC. La position 2.2 (coefficient 130) atteint 2 850 € et la position 3.3 (coefficient 270) 5 755 €.

Position ingénieurs et cadres (coefficient) Minimum mensuel brut
1.1 (95) 2 135 €
1.2 (100) 2 240 €
2.1 (105) 2 315 €
2.1 (115) 2 530 €
2.2 (130) 2 850 €
2.3 (150) 3 275 €
3.1 (170) 3 650 €
3.2 (210) 4 495 €
3.3 (270) 5 755 €

Cette grille fixe un plancher, pas un niveau de marché. Les salaires réellement pratiqués dans les ESN dépendent du profil, de la technologie, de la ville et du rapport de force sur le recrutement. Notre analyse du recrutement dans les ESN en 2026, moins de volume et plus d’exigence replace ce plancher dans un marché du recrutement devenu plus sélectif.

Ce que ça change pour les consultants d’ESN

Pour un technicien en début de parcours, la grille ne protège plus au-delà du SMIC sur les positions 1.1 et 1.2. Le minimum applicable est alors le même pour les deux échelons, et l’évolution passe par le changement de position ou la négociation individuelle. C’est un argument pour demander une classification précise dans le contrat et la fiche de paie.

Pour les ingénieurs et cadres, le minimum a surtout un rôle de référence lors d’une rupture, d’un litige ou d’un passage en intercontrat. Les règles applicables en période sans mission sont détaillées dans notre guide sur l’intercontrat en ESN : droits, risques et bons réflexes.

Pour les jeunes diplômés, les attentes des ESN évoluent plus vite que la grille. Nous avons décrit ces évolutions dans l’article sur ce que les ESN attendent désormais des juniors. Une grille figée alors que les exigences montent crée un décalage que seule la négociation comble.

Du côté des employeurs, le tassement du bas de grille des minima Syntec 2026 pose une question de lisibilité : maintenir des écarts entre positions suppose d’aller au-delà des minima. Cette analyse est la nôtre. Aucun élément du texte consulté ne permet d’affirmer que les ESN ont ajusté leurs pratiques à ce stade.

Les vérifications à faire sur son contrat

Pour tirer parti des minima Syntec 2026, quelques vérifications simples s’imposent. La première porte sur la position et le coefficient indiqués sur le bulletin de paie : ils conditionnent le minimum applicable. La deuxième concerne la cohérence entre le salaire de base et ce minimum, en tenant compte du temps de travail prévu au contrat.

La troisième consiste à comparer la grille avec la réalité du poste. Un consultant dont les missions ont évolué peut demander un changement de position, argument à documenter avec ses responsabilités actuelles. Ces conseils sont d’ordre pratique, ils ne remplacent pas l’avis d’un juriste ou d’un représentant du personnel pour une situation individuelle.

Les points à retenir

  • Les minima Syntec restent ceux de l’accord du 26 juin 2024, étendu par arrêté du 8 novembre 2024 et applicable depuis le 1er janvier 2025.
  • Avec un SMIC à 1 867,02 € brut mensuel en 2026, les positions ETAM 1.1 et 1.2 sont sous le plancher légal, et la 2.1 ne le dépasse que de 7,98 €.
  • La position cadre 1.1 reste à 2 135 €, soit environ 14 % au-dessus du SMIC.
  • Les montants cités sont indicatifs et à vérifier sur Légifrance, où le texte officiel fait foi.

Sources : Calculer-Salaire, accord et grille Syntec ; service-public.gouv.fr, montant du SMIC.

Rédaction myESN
Rédaction myESN
La rédaction de myESN décrypte le marché des ESN, du conseil IT, du freelance et du portage salarial.

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