Dans son étude des rémunérations 2026, relayée le 29 janvier 2026 par Blog du Modérateur, Hays France place la difficulté à recruter en tête des raisons qui poussent les entreprises à faire appel à des indépendants : 75 % des répondants la citent. Le même travail révèle que plus d’un freelance sur quatre envisage de retourner au salariat. Un double signal que les ESN qui sous-traitent doivent lire de près.
Pourquoi le freelance IT 2026 s’impose-t-il dans les entreprises ? Parce que le recrutement interne bute sur la pénurie de profils : 75 % des répondants de l’étude Hays disent recourir à des freelances faute de pouvoir recruter, loin devant le besoin d’une compétence ponctuelle (62 %) et la flexibilité des coûts (38 %).
Ce que dit l’étude Hays sur les raisons du recours aux freelances
Les entreprises se tournent vers les indépendants d’abord parce qu’elles n’arrivent pas à embaucher : c’est le motif de 75 % des répondants. Viennent ensuite la compétence spécifique pour un projet limité dans le temps (62 %), la souplesse des coûts (38 %), le remplacement d’un salarié en congé long (25 %) et les pics d’activité (25 %).
Le panel de l’étude est large : plus de 2 500 professionnels, plus de 700 métiers et une vingtaine de secteurs, à l’échelle nationale. Ces motifs ne sont donc pas propres à la tech, mais ils pèsent lourd dans l’IT. Notons que le recours au freelance IT 2026 n’est pas un choix de confort : c’est d’abord une réponse à un marché où les candidats manquent.
Freelance IT 2026 : l’arbitrage entre revenu et sécurité
Côté indépendants, le revenu plus élevé est la première motivation (55 % des répondants), devant la flexibilité (27 %) et la variété des missions (27 %). Mais 78 % citent aussi le manque de sécurité de l’emploi, et 78 % l’absence d’avantages sociaux. Résultat : plus d’un freelance sur quatre envisage un retour au salariat.
Cette tension nourrit des parcours mixtes. Selon l’étude, les modèles hybrides, qui combinent CDI, missions ponctuelles et activité freelance, progressent. Pour un consultant du freelance IT 2026, l’arbitrage n’est plus un choix binaire entre statut salarié et indépendance : il se joue sur un curseur, que l’on déplace au gré des missions et des besoins de protection.
Les TJM Hays 2026 par expérience
Les taux journaliers moyens relevés par Hays dépendent fortement du métier et de l’expérience. À Paris, hors TVA, un architecte cloud passe de 580 € pour un profil de 0 à 3 ans à 780 € au-delà de huit ans. Hors Île-de-France, les montants sont plus bas : environ 7 % pour le cloud, 9 % pour la data et la BI, 6 % pour la cybersécurité.
| Métier (Paris, hors TVA, Hays 2026) | 0 à 3 ans | 3 à 5 ans | 5 à 8 ans | Plus de 8 ans |
|---|---|---|---|---|
| Architecte cloud | 580 € | 620 € | 700 € | 780 € |
| SecOps | 530 € | 600 € | 635 € | 750 € |
| Data engineer | 480 € | 590 € | 660 € | 700 € |
Source : étude des rémunérations 2026 de Hays France, relayée par Blog du Modérateur le 29 janvier 2026. Ces taux sont des moyennes de panel, pas des tarifs garantis. Pour replacer ces ordres de grandeur dans la relation commerciale avec une ESN, voir l’analyse sur les marges, les TJM et la négociation entre freelance IT et ESN.
Ce que montre la rentrée 2026 côté demande
Un article publié le 10 septembre 2026 (modifié le 14 septembre) par ITG, société de portage salarial qui promeut ses services, rassemble des chiffres de marché. Les chiffres seuls sont repris ici : un TJM IT de 550 € à 700 € selon le baromètre Freeland, et des profils très demandés, dont Business Analyst, Product Owner, Data Analyst, DevOps et consultant IA.
L’intelligence artificielle ressort nettement. Selon Malt, elle est devenue la deuxième compétence la plus demandée sur les plateformes de missions freelances, et 22 % des briefs non techniques en mentionnent. Morgan Philips relève par ailleurs une hausse de 92 % du nombre de freelances en France en cinq ans. Sur la mesure de cette population, lisez notre point sur le nombre de freelances en France, et sur la pression de l’IA sur les prix, le recul de 4 % relevé chez Upwork.
Ce que ça change pour les ESN et les freelances
Pour les ESN, le freelance est à la fois un concurrent et un renfort. Concurrent, car un client qui peine à recruter peut contracter en direct avec un indépendant. Renfort, car les ESN s’appuient sur des indépendants pour absorber les pics d’activité et couvrir des compétences rares qu’elles n’ont pas en interne.
Le motif « compétence spécifique pour un projet ponctuel » (62 %) joue ici en faveur de la sous-traitance bien organisée. La marge dépend de l’écart entre le tarif facturé au client et le TJM payé à l’indépendant, mais aucun chiffre fiable n’est fourni par ces études : mieux vaut éviter toute généralisation. Prenons un consultant facturé 550 € par jour au client : si le TJM payé à l’indépendant approche ce niveau, la marge de l’ESN dépend de ce qu’elle peut encore facturer en plus.
Le risque de rotation compte aussi. Si plus d’un freelance sur quatre songe à retourner au salariat, une ESN dépendante d’un petit vivier peut voir ses renforts se raréfier. Elle peut alors proposer des modèles hybrides, des missions longues ou un recrutement en CDI de ses meilleurs indépendants.
Pour le freelance IT 2026, l’arbitrage est clair : un revenu plus élevé contre moins de protection. Le portage salarial reste une option parmi d’autres pour conserver un cadre de salarié tout en gardant l’autonomie de mission ; le portage salarial pour consultants IT est détaillé dans un dossier dédié.
Les points à retenir
- Selon Hays (étude relayée le 29 janvier 2026), 75 % des répondants recourent aux freelances faute de pouvoir recruter.
- Plus d’un freelance sur quatre envisage un retour au salariat, malgré un revenu plus élevé cité par 55 % des répondants.
- À Paris, hors TVA, les TJM Hays vont de 480 € à 780 € pour le cloud, la sécurité et la data selon l’expérience.
- Les ESN gagnent à traiter le freelance IT 2026 comme un renfort pour les pics et les compétences rares, sans en faire un pilier unique.
Sources : Blog du Modérateur, TJM freelance tech 2026 (étude Hays, 29 janvier 2026) ; ITG, secteurs qui recrutent des consultants indépendants (10 septembre 2026).

